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L’humanité sans la tête
de François Chaffin
mise en scène Gersende Michel

Un conte populaire et onirique, une variation surréaliste à 23 personnages sur la mémoire de notre humanité. Un texte drôle et grave, qui interroge chacun sur ces valises que l’on transporte, que l’on traîne, que l’on abandonne… Une histoire à partager et à transmettre.

 

[Spectacle à l'affiche]
La séparation des songes

[Autres spectacles]
L'humanité sans la tête

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La boîte en coquillages
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Présentation du projet

 

En 2005, pour sa troisième création, la compagnie passe commande d’un texte à François Chaffin. Après de nombreux échanges sur les thématiques du souvenir, de la transmission, de ce qui créé de l’identité, une appartenance et du lien… François Chaffin écrit L’humanité sans la tête.

François Chaffin a ceci de fascinant qu’il met en exergue les pires traits de la nature humaine, avec une légèreté déconcertante qui nous malmène : « … une langue vivante dans une bouche remuée, qui métamorphose la poésie en patois, le sabir en cri, ou silence ».

 

Vous avez des yeux et des oreilles ?

 

Ecoutez !

Extrait de la bande-son    (mp3, 1,6 Mo)

Regardez !

Photos de création, mai 2008, par Ernesto Timor

 

+ un album de photos de représentation à voir ici.

Presse

 

La mise en scène de Gersende Michel révèle subtilement le propos de Chaffin. Ces deux-là se sont associés et nous confondent. La délicatesse intuitive de Gersende Michel mêlée à cette écriture tumultueuse, absurde et juste, donne un résultat de haute qualité. Parfois, on touche même du doigt l’universel… Côté acteurs, c’est le festin… J’avoue : état de choc. Ils m’ont complètement eue, j’en ai perdu le reste de l’alphabet pendant trois jours. Après cette pièce, on se fiche bien de savoir qui on est : on les suit.

A lire intégralement sur le site Les Trois Coups.

 

A propos...

 

La commande d’écriture ou l’histoire avec un petit h de Gersende Michel et Céline Liger…

 

Toi, t’es bien calé en histoire toi, alors vas-y ! raconte tout depuis le début. Dis-nous l’histoire des histoires, cherche bien au fond des mémoires, prends le temps et toutes les dates dont tu as besoin, mais trouve un fil rouge, parce que nous, on ne sait plus où on en est, complètement largué, l’humanité sans la tête tu vois ?

 

… avec François Chaffin.

 

Vous avez du temps et des oreilles ? J’ai ce qu’il vous faut, c’est là, dans ma petite boutique à souvenirs… Attention mes gens, va y avoir grabuge et raffut, ça va swinguer fort dans les chronos, les personnages et les évènements ! Tout est là, dans ma tête : des dizaines d’humanités qui ont perdu la boule, et qui se racontent des histoires à vous faire et refaire mille et un mondes !

(extraits de L’histotoricien et l’historiricien, L’humanité sans la tête.)

 

« L’humanité sans la tête.
Elle va comme elle peut, décapitée de nos accroches, elle se vrille dans nos ordinaires comme une grosse auto-tamponneuse.
Petit peuple sans mémoire, la foule s’avance avec beaucoup de bruits et presque rien entre les paumes.
Son pas est une enclume, sa bouche un éphémère !
Est-ce qu’on perd du poids quand on ne se souvient plus ?
Est-ce que c’est liberté que d’être sans passé ?
L’horizon vient-il alors vous lécher les pieds ?
Quels sont les nœuds qui nous retiennent dans les souvenirs…
Et la vitesse, il faut bien parler de la vitesse, je la devine inversement proportionnelle aux mètres cubes de mémoire.
Je la devine aussi chevauchant le galop des souvenirs.
L’un et l’autre, exactement contraires.
Je ne sais pas, je parle de la mémoire et c’est comme remuer l’invisible.
Plus je tente des mots sur cette matière et plus le mystère humain me submerge.
Je me demande pourquoi je n’ai pas de premier souvenir, je me demande si je m’efface en même temps qu’ils s’effacent, se dilatent, deviennent irréels.
Ça me fait penser que je vieillis.
L’humanité sans la tête, c’est une histoire des histoires de nous-mêmes, et pour le fil rouge, il (elle) a bien raison, l’historiricien(e), je crois vraiment que vous avez voulu me baiser…
L’humanité sans la tête, comme pour faire jaillir dehors ce qui fermente à l’intérieur.
Un coup de torche où c’est sombre, un jeu, irrésistiblement un jeu !
Regarder le monstre bien en face, montrer son corps, et tenter de faire la paix… »

François Chaffin, auteur

Calendrier

 

- 2006-2007 : lectures et présentation professionnelle (Plateaux de l'Essonne) au Théâtre de Bligny (91)

- Début de la résidence de création : 14 avril 2008

- Présentation publique de fin de résidence : 12 mai 2008 à 19h, La Fabrique / Théâtre de l’Ephéméride, Val-de-Reuil (27)

- Première représentation : 20 mai 2008, à l’Espace Jean Vilar, Arcueil (94)

- Représentation les 5 et 7 décembre 2008 au centre culturel de Brunoy (91)
- Représentations et ateliers au Théâtre de l'Opprimé (Paris 12) du 29 au 31 janvier 2009, dans le cadre du festival Passer l'hiver ?

L'équipe

 

Auteur : François Chaffin :: site

Mise en scène : Gersende Michel :: mail

Assistante à la mise en scène : Diane Kulenkamp :: site

Chargée de diffusion : Laurence Larcher :: mail

Création lumière : Vincent Tudoce :: mail

Création costumes, scénographie : Nieves Salzmann :: mail

Réalisation des costumes : Geneviève Liger :: mail

Création sonore : Michel Winogradoff :: mail

Graphisme : Katia Monaci :: mail

Réalisateur : Tristan Michel :: mail

 

Avec :

Céline Liger :: mail :: La femme qui a oublié comment elle s’appelle / Un acheteur de souvenirs d’occasion / La valise qui n’a pas rendu / Une valise une femme à sa poignée (le rôle de la femme) / Le poisson qui parle dans le bocal dans la valise

Sandra Macedo :: mail :: Un acheteur de souvenirs d’occasion / La valise à grande gueule / Elle / Le deuxième effaré qui ne vend pas de cartes postales / Une valise une femme à sa poignée (le rôle de la valise)

Jean-Louis Baille :: mail :: L’histotoricien / Le cri du vide-mémoire / Le syndicat des valises / Lui / Le vendeur de cartes postales

Bernard Montini :: mail :: L’historiricien / Un acheteur de souvenirs d’occasion / Le syndicat des valises / Le vieil homme qui marche à reculons en effaçant ses traces / Le premier effaré qui ne vend pas de cartes postales

Patrick Verschueren :: mail :: Le corps gisant qui tente de se souvenir

Soutiens et partenaires

 

Conseil général du Val-de-Marne (94)
Ville d’Arcueil (94)
Communauté d’Agglomération du Val d’Yerres (91)
Centre culturel de Brunoy (91)
Théâtre de Bligny (91)
La Fabrique / Théâtre de l’Ephéméride, Val-de-Reuil (27)
Théâtre Gérard Philipe, Champigny-sur-Marne (94)
Lilas en Scène (93)
Fondation la Ferthé (Fondation de France)
Théâtre du Menteur
Théâtre de l'Opprimé (Paris)

Plus encore ?

 

Une version allégée du dossier est téléchargeable ici : pdf.

Nous tenons à votre disposition sur simple demande :

- le dossier complet
- la fiche technique
- les tarifs
- une vidéo de la maquette (montage de 4’).

Le texte de la pièce est présenté sur le site du Théâtre du Menteur (section François Chaffin) ou téléchargeable directement : pdf.
En voici sans attendre quelques...

Morceaux choisis

Le corps gisant qui tente de se souvenir :
— Je ne me souviens pas du visage des femmes quand elles montaient sur moi c'est dingue un visage comme celui-là pourtant ça ne s'oublie pas et le cri non plus hein même le souffle ça ne peut pas s'oublier toute l'haleine de l'amour c'est dingue de pas s'en souvenir c'est comme si le présent avait tout bouffé comme si le reste les souvenirs n'étaient plus que des miettes non vraiment je me demande par où je fus griffé par où je fus mordu c'était sûrement une femme j'ai toujours eu un petit penchant pour les femmes mais j'ai beau ressasser mes amazones j'ai tout oublié le corps de celles qui montaient sur moi peut-être et je dis bien peut-être une vague idée de la peau encore je dis ça sans conviction les femmes pourtant qu'est-ce que j'ai aimé ça je crois mais de leur poids ni de leur souffle non là même en faisant un effort je ne me souviens pas...

Le cri du vide mémoire :
— Approchez approchez j'ai là sur l'étalage un premier amour oui c'est dingue vous avez parfaitement entendu un premier amour avec tous ses accessoires les premiers mots les billets la main qui se glisse dans la main l'impression qu'on va éclater de bonheur les timidités la première danse un slow mesdames et messieurs danser comme si c'était la fin du monde le cœur contre le cœur et la musique collée dans les violons aussi les premières désillusions les nuits où on ne fait plus six fois l'amour tout le kit mesdames et messieurs un véritable premier amour du début à la fin vous savez comme moi qu'il n'y en a qu'un de premier amour il est là je le vends dans son emballage d'origine et croyez moi ou non c'est à contre cœur que je m'en sépare mais que voulez vous j'ai cinq gosses un mariage et des aventures il faut bien que je fasse de la place !

Le vendeur de cartes postales :
— Moi je donne dans la carte postale l'indémodable le basique l'article étalon de la mémoire. J'ai fait mon beurre dans cette partie gros bizness il y a peu encore mais les temps changent et ma petite photo de carton a fini par ne plus beaucoup s'envoyer en l'air la faute à la technologie. Maintenant la clientèle n'écrit plus elle communique. Elle ne se donne plus de nouvelles elle transmet des données. Coupe et colle efface drag and drop double clic. Un type qui lèche un timbre et l'appose au dos d'une carte postale après l'avoir barbouillé de signes au moyen d'un stylographe et bien ce type est un homme préhistorique un obsolète un has been un ringard un baltringue un fossile un attardé de l'existence. Quoi dix sous le timbre et trois jours de balade pour la carte ! Mais vous êtes complètement dépassé mon vieux. Moi en trois souris et le petit arobase j'envoie en même temps que ça arrive dans des tuyaux où les mots et les images se crachent à la vitesse de la lumière. Coupe et colle efface drag and drop double clic !

 

 
 
     
     
 

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