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La séparation des songes
de Jean Delabroy
(texte édité chez Théâtre Ouvert, coll. Tapuscrit)

Une coproduction Cie de l'Ephéméride /
Jeunes Plumes & cie

 

[Spectacle à l'affiche]
La séparation des songes

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Extraits

[Autres spectacles]
L'humanité sans la tête
La boîte en coquillages
La monstre

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visuel

Dernières dates 2011 :


- Le 7 octobre : Draveil (91)
Café Cultures, 122 bd du Gal de Gaulle, 91210 Draveil.

- Le 13 octobre : Arras (62)
Université d'Artois – Maison de l'Etudiant, 9, rue du Temple, 62030 Arras
- Le 21 octobre : Arcueil (94)
Espace Jean Vilar, 1 rue Paul Signac, 94110 Arcueil.

- Du 11 au 13 novembre, Festival Côté Jardins, Val-de-Reuil (27)

 

Autres dates, autres lieux : en bas de page ou hop !

 

 

Contact presse : Vanessa Stolbowsky
vanessa.stolbowsky@theatreephemeride.com
06 08 70 39 59 / 02 32 59 41 85

Contact diffusion : Luce Paquet / La Boussole
06 24 22 29 36 / 01 49 73 61 69 / la-boussole-92@orange.fr

 

Regardez !

 


Représentation à Morsang/Orge, avril 2011, photos Ernesto Timor.

 

Création à la Fabrique Ephéméride, février 2011, photos Ernesto Timor.

 

Montage vidéo (10 mn) de la création, avril 2011, par Jean-Max Peteau.

Presse

 

Dans la mise en scène foisonnante et personnelle que signe aujourd'hui Patrick Verschueren — mise en scène toute en clairs-obscurs — cette impression est encore accentuée par la présence de la comédienne Céline Liger, qui confère à ce que le texte appelle une « jeune fille » des allures de femme. (…) Dans la peau de cet être aux multiples visages, Céline Liger impose d'emblée une composition singulière. Eloignant son personnage de toute posture sentimentale ou misérabiliste, la comédienne emprunte des chemins d'une belle ambiguïté. (…) Unie à son ravisseur par un lien d'une force insolite, l'ex-prisonnière semble écartelée par des sentiments et des impulsions contradictoires. Ces contradictions, Patrick Verschueren les place au centre de son spectacle, plongeant judicieusement les spectateurs dans des troubles, des doutes, des énigmes qui ne se laissent pas facilement résoudre.

Manuel Piolat Soleymat, La Terrasse, avril 2011.
A lire intégralement sur le site de La Terrasse.

 

La mise en scène retrouve ainsi la force d'invention qui doit être celle de la jeune fille, ne possédant, ne connaissant rien, pour faire entrevoir le renversement qui s'opère soudain. Le spectacle parvient à rendre sensible l'instant fulgurant où, comprenant que la porte de la maison était toujours restée ouverte, la séquestrée décide de rester. Le texte superpose ici, vertigineusement, la nuit où tâtonne l'adolescente et celle où plonge le spectateur. (…) La pièce de Jean Delabroy ne pouvait trouver accueil plus juste que dans ce « tiers-lieu », et dans le jeu intelligent, engagé et très tenu de Céline Liger qui, sans fuite possible, nous requiert.

Marion Alev, Au Poulailler (webzine de critique théâtrale), 13 avril 2011.
A lire intégralement sur le site du Poulailler.

Présentation du projet

 

Au cours de la précédente création (L’humanité sans la tête de François Chaffin) est né le désir d’une collaboration entre Patrick Verschueren et Céline Liger, la Cie Ephéméride et Jeunes Plumes & Cie, autour d’un monologue.

Cette fois-ci, ce n’est pas une commande d’écriture, mais un coup de cœur commun. La découverte de La Séparation des songes, de Jean Delabroy, édité chez Théâtre Ouvert, est celle d’une écriture contemporaine originale, d’une langue qui vibre, d’un regard sur l’humain qui, délicatement, ouvre le nôtre…

Troisième volet du cycle Récits de gens de ce monde initié par la Cie Ephéméride en 2005, et quatrième création de Jeunes Plumes & Cie : une création à suivre au fil de la saison 2010-2011 !

A propos...

 

Une jeune fille. Seule. Assaillie de questions que l'on n'entend pas, poursuivie par les souvenirs d'une captivité de plusieurs années, les rumeurs confuses du drame en cours, elle tente de dire l'indicible. Dans ce retour au réel aussi douloureux que libérateur se dévoilent l'ambiguïté et la force du lien qui s'est instauré entre elle et son ravisseur.

L’examen poétique d’une conscience troublée, inspiré d’une histoire vraie mais radicalement éloigné du réalisme ou de l’enquête journalistique.

Un texte sans jugement, qui porte les secousses et les vibrations de cette jeune femme en quête d’elle-même. Et qui pose sur nos certitudes de beaux points d’interrogation…


Librement inspiré d'un fait divers — l'enlèvement d'une enfant, Natascha Kampusch, et sa séquestration durant huit années — la pièce, malgré la noirceur de son sujet, nous permet de découvrir l'incroyable vitalité ainsi que le singulier univers de cette enfant devenue femme hors du monde. Elle nous permet également de nous approcher au plus près du monstre en nous rappelant, à juste titre, que la limite entre le bien et le mal est beaucoup plus fragile qu'on ne veut bien se l'avouer.
Mais, plus loin encore, elle nous invite à nous poser la question de notre propre liberté, dans un monde de plus en plus asservi au dieu de la consommation et où les individus y sont de plus en plus repliés sur eux-mêmes.
« L'homme moderne n'a pas renoncé à ses responsabilités sans y avoir réfléchi avant » écrivait Romain Gary. C'était en 1980. Aujourd'hui, la quête de liberté d'une enfermée nous fait redécouvrir le goût du combat pour une liberté qui n'est jamais acquise. Et fait à nouveau résonner ce petit poème de Brecht : « Ne vous laissez pas conter que la vie est peu de chose, buvez-la à pleines gorgées. Vous n'en aurez pas eu votre content quand il vous faudra la quitter. »

Ce que nous en dit l'auteur...

 

Ce que demande
(Pour Céline L.)

Ce que demande l’auteur à qui vient au théâtre, c’est qu’il y entre comme dans l’obscurité, ne s’attendant pas à y voir clair, seulement pour se défaire de ce qu’il croit savoir, pour se donner à ce qui est possible – et impossible.
Ce que demande la pièce, quand elle commence, c’est qu’on ne la prenne pas pour un reportage, mais comme une invention, aux contours tremblés, à l’intention tremblante.
Ce que demande la Jeune Fille, qui va entrer, c’est qu’on l’aide à aller vers des mots qu’elle ne peut pas dire, vers des choses qu’elle a peine à arrêter.
Ce que demande la voix, qui se met à parler, c’est qu’on entende en elle toutes les voix, même les brisées, même les à naître, qui la traversent, transpercent, transportent.
Ce que demande chaque geste, pas, qu’il va falloir faire sur la scène, c’est qu’on endure qu’aucun ne se fasse autrement que dans une ignorance éprouvante, mais aucun autrement non plus que dans un ardent besoin.
Ce que demande chaque ligne du texte, si près, si loin, de la précédente et de la suivante dont elle est séparée, c’est qu’on ressente l’arrachement dont elle procède et celui qu’elle va provoquer.
Ce que demande chaque instant sur le plateau, c’est qu’on accepte d’y être déchiré par ses tentations multiples, ses directions contraires.
Ce que demande la représentation, c’est qu’on ait eu besoin que les autres aient été là pour entendre-voir ce qui se disait-faisait, et qu’on ait encore besoin d’eux pour sortir à la fin, et retrouver le monde, dehors.

Jean Delabroy (Paris, le 21 novembre 2009)

Ce que nous en dit le metteur en scène...

 

Fascinante, l’idée de Jean Delabroy : faire parler l’enfermée, la femme qui a passé son enfance dans une cave, juste en dessous de son ravisseur. Un fait divers ? On pourrait le croire. Mais c’est autre chose qui ressort : l’Énigme.
L’énigme qui nous renvoie à nos propres monstres.
L’énigme de cette enfant devenue femme hors du monde.
Qui est-elle au sortir de son piège ?
Cette énigme qu’elle nous pose
et que nous aimerions résoudre pour être tranquilles,
rassurés dans nos commodes positions de voyeurs.
Son énigme à elle,
qu’elle aimerait tout autant résoudre
non pas pour fuir notre voyeurisme
mais pour vivre, tout simplement
Pour se retrouver : « j’ai besoin de moi ».
Comme dans l’univers de Camus, cette échappée de l’enfer passe du « je » au « nous » puis du « nous » au « vous » pour nous interroger sur notre propre enfermement, sur notre prétention à être libre quand nous nous contentons souvent d’un commode esclavage.
L’enfermée retourne son miroir dans notre direction et montre que la ligne de démarcation entre « bonnes » et « mauvaises » personnes est beaucoup plus floue que nous aimerions le prétendre.
La mise en scène devra toujours nous laisser dans ce trouble-là, dans le doute, dans une énigme qui ne se laisse pas facilement résoudre.
Une fille jetée dans la fosse aux lions
c’est ce qu’il faut laisser croire
celle qui va tout raconter de sa captivité
c’est ce qu’il faut laisser entendre.
Mais son piège se retourne sur celui qui écoute (celui qui l’enferme), le plaçant peu à peu dans la  position inconfortable de celui qui ne peut rien faire, pas même aider ou adoucir le vide laissé par sa captivité.
Parce que ses bons sentiments ne sont ici d’aucun secours pour soigner ou atténuer les blessures,
parce qu’au fond il n’y a peut-être que son bourreau qui pourrait
et que les mots pour le dire manquent cruellement.
C’est pourquoi la danse viendra et le chant
pour continuer à dire quand elle ne peut plus dire
pour continuer de toutes ses forces à trouver l’issue de sa cave
avant, peut-être, d’y retourner
car la liberté est parfois effrayante et ne tient pas toujours ses promesses.

Patrick Verschueren (Skopje, Macédoine, le 22 novembre 2009)

Calendrier

 

Premières pierres

- Résidence du 2 au 7 novembre 2009 à La Fabrique / Théâtre de l’Ephéméride.

- Présentations du chantier :
le 10 décembre 2009 à La Fabrique de l’Ephéméride, Val-de-Reuil (27) dans le cadre des « Secrets de Fabrique ».
le 18 mars 2010 à Bures-sur-Yvette, dans le cadre des Plateaux de l’Essonne.
le 25 novembre 2010, à 14h30 à la Fabrique Ephéméride (Val de Reuil, 27).

- En répétition à Bergen du 25 au 30 octobre 2010 et à la Fabrique Ephéméride (Val de Reuil, 27) en février-mars 2011.

Création 2011

- Du 7 au 9 et du 14 au 16 avril, Le Vent se lève, Paris 19(www)


- Du 21 au 23 avril, Rencontres du Bout des Mondes à Saint Laurent du Maroni (Guyane) dans le cadre de la programmation de la scène conventionnée Kokolmapoe.

 

- Le 30 avril, Morsang-sur-Orge (91)
Théâtre de l'Arlequin, 37 rue Jean Raynal, 91390 Morsang-sur-Orge.


- Le 7 octobre : Draveil (91)
Café Cultures, 122 bd du Gal de Gaulle, 91210 Draveil.

 

- Le 13 octobre : Arras (62)
Université d'Artois – Maison de l'Etudiant, 9, rue du Temple, 62030 Arras

 

- Le 21 octobre : Arcueil (94)
Espace Jean Vilar, 1 rue Paul Signac, 94110 Arcueil.

 

- Du 11 au 13 novembre, Festival Côté Jardins, Val-de-Reuil (27)

 

L'équipe

 

Auteur : Jean Delabroy

Mise en scène : Patrick Verschueren :: site

Avec Céline Liger :: mail

Graphisme et photographie : Bertrand Sampeur, a.k.a. Ernesto Timor :: site

Scénographie : Ludovic Billy

Chorégraphie : Caroline Eckly

Création lumière : François Chaffin

Création sonore : Philippe Morino

Actions plasticiennes associées :
Nelly Cazal (performance) et Ernesto Timor (photographe)

 

(cv de l'équipe dans le dossier)

Soutiens et partenaires

 

Coproductions et soutiens : Conseil général de l'Essonne, Conseil général de l'Eure, Conseil régional de Haute Normandie, Fabrique Ephemeride, villes de Val-de-Reuil, Brunoy, Morsang/Orge, Arcueil et Draveil, Fondation La Ferthé (Fondation de France).

Merci à Jean Delabroy et à Théâtre Ouvert.

Plus encore ?

 

Le dossier professionnel (mise à jour janvier 2011) est téléchargeable d'un simple clic
sur la couverture ci-dessous (pdf, 700 Ko) :

 

Une annexe Ce n'est pas que du spectacle présente de manière plus développée des propositions d'actions culturelles, ainsi que le side-project photo-plasticien de Nelly Cazal et Ernesto Timor (qui fera l'objet dune expo lors de la création au Vent se lève, ainsi que d'une performance-projection lors de la soirée prologue du 9 avril 2011). Ce document est téléchargeable séparément d'un simple clic sur la vignette ci-dessous (pdf, 400 Ko) :

Extrait du texte

 

Alors je me suis jetée

Avec rage

Contre la porte

Et j’étais tellement sûre qu’elle était fermée

Qu’à la renverse je suis tombée

Quand elle s’est ouverte

Quelle histoire non

Il n’y avait pas de clé de bonne de mauvaise

Pas de clé du tout (…)

Je n’avais rien compris

Et c’était comme ça

Peut-être depuis le premier jour

Le chemin si je voulais libre

(…)

Alors le dernier mot a dégringolé

Cave

Cave

Qu’est-ce que c’est cave

(…)

Et maintenant

L’histoire de la pas évadée

Est-ce que vous comprenez quelque chose

Ou rien de rien

Regardez-moi au moins

Parce que c’est mon histoire

(…)

Pas comme vous la raconteriez pas vrai

Pas comme vous avez besoin

(…)

Si peu je comprends

Alors vous

(…)

Parce que

Dans la cave

Ce jour-là

Je

Suis

Redescendue

C’est

Moi

Moi

Même

Et

Pas

Lui

Et

Personne

Ne

M’a

Fait

Faire

Ça

Moi

Descendue

Dans

Mon

Lieu

Pour

Toujours

 

 

 

En répétition à la Fabrique Ephéméride (Val de Reuil), photo © Ernesto Timor.

 

 

 
 
     
     
 

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